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Le système de retraite suisse est-il en
danger ?
Le 1er pilier, l’AVS, souffre du vieillissement
de la population. En effet, les assurés, fort heureusement,
vivent de plus en plus longtemps. Dans les années futures,
de moins en moins d’actifs devront assurer de plus en plus
de retraités, avec une espérance de vie plus grande.
Il ne nous paraît cependant pas en danger, dans la mesure
où la Confédération cherche des solutions.
Le 2ème pilier, la LPP, souffre du même problème,
auquel s’ajoute celui du placement des fonds.
Depuis l’entrée en vigueur de la LPP, au 01.01.1985,
la bourse a toujours eu des hauts et des bas, mais le rendement
moyen se situait aux environs de 7 à 8 %. Il fallait donner
du 4% selon la loi. Des réserves avaient été
constituées et des fonds libres distribués.
Depuis 3 ans bientôt, les réserves ont été
utilisées et les rendements sont devenus négatifs
(- 8% en moyenne en 2002). Il faut savoir que, dans un porte-feuille,
il est nécessaire d’avoir environ 40 % d’actions
pour espérer obtenir un rendement de 5 % (4 % d’intérêts
+ 1 % de frais de gestion, d’actuariat, de comptabilité…).
Une caisse qui avait un taux de couverture de 100 % au 01.01.2002
se retrouve donc avec un taux de couverture d’environ 88 %
au 31.12.2002 (- 8 % de rendement et 4% d’intérêts).
La majorité des caisses de pension sont actuellement en sous-couverture.
Ceci est dû à la conjoncture actuelle et à la
bourse. Des mesures sont prises (taux d’intérêts
à 2,25 % dès le 01.01.2004).
En conclusion, le système de retraite suisse
est en difficulté, comme ceux des pays européens voisins.
Il nous semble cependant moins atteint dans la mesure où
il repose sur l’association d’un système à
répartition et d’un système à capitalisation.
Il n’y a donc pas matière à s’affoler.
Faisons confiance à nos amis suisses qui ont toujours su
gérer, plutôt mieux que les autres, les situations
difficiles.
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