Les éditos

Chers adhérents,

Après 18 années au service de l’Amicale et de la Mutuelle, notre Président Alain Marguet a décidé de passer le flambeau.

En effet, au décès du fondateur de l’Amicale, Roger Tochot, Alain Marguet s’était porté volontaire pour prendre les rênes de l’Amicale et la développer. Pendant son mandat, avec son équipe, il a été de tous les combats pour la défense de vos droits, à rencontrer différents ministères et aller jusqu’au Parlement européen pour se faire entendre.

Dans le même temps, Alain développait votre Mutuelle, malgré les tempêtes qu’ont représenté la fin du droit d’option et la loi sur l’ANI. Les projets développés ces dernières années assureront la continuité du dynamisme de votre Mutuelle.

Du fait de ma présence depuis 1976 auprès de Roger Tochot, et de mon soutien à l’Amicale comme à la Mutuelle depuis toutes ces années, Alain m’a pressenti pour assurer la relève ; je le remercie vivement de sa confiance et m’efforcerai de porter haut les couleurs de votre Amicale.

En ces temps de contamination, j’espère pouvoir aller à votre rencontre le plus tôt possible, mais continuez de respecter les gestes barrières, même pendant cette période de confinement, afin de vous préserver ainsi que vos proches.

Prenez soin de vous.

Le Président Michel RIVIERE

Chers Adhérents,

COVID-19

Le 23 février 2017 à WUHAN (Chine), Bernard Cazeneuve s’exprimait ainsi :

« La France est fière et heureuse d’avoir contribué à la construction du premier laboratoire de haute sécurité biologique P4 en Chine. Conçu par des experts français, puis mis en chantier à WUHAN en 2011, cet outil de pointe constitue un élément central de la réalisation de l’accord intergouvernemental de 2004 sur la coopération franco-chinoise en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes. »

« La France et le monde ont été confrontés, au cours des dernières années, à des crises sanitaires majeures, qui représentent un défi grandissant pour la communauté internationale. Je pense bien sûr aux épidémies de CHIKUNGUNYA, de ZYKA, et de fièvre hémorragique EBOLA. »

« Parce que les crises sanitaires portent avec elles des risques considérables de déstabilisation économique, sociale et politique, nous devons agir au niveau international en nous dotant d’une gouvernance sociale. »

« Afin de soutenir cette dynamique de coopération, l’Etat français mettra à disposition un budget d’un million d’euros par an sur cinq ans. »

Soit dit en passant, en échange, il aurait dû commander des millions de masques, sait-on jamais !
En effet, le Premier Ministre était alors, loin d’imaginer, que trois ans plus tard, le coronavirus COVID-19 frapperait le monde entier ; les premiers signes apparaissant dans cette ville, proche d’un marché d’animaux.

En France, la propagation fut très rapide sur le Grand Est et l’Ile-de-France. Mi-mai, on comptait plus de 140 000 malades et mi-juillet 30 000 décès, dont 46 médecins libéraux.

L’héroïsme des personnels soignants ne pouvait occulter le manque de moyens matériels, masques, blouses, gants, charlottes, faisant émerger les carences de l’hôpital public (suppression de 50 000 emplois et 69 000 lits en 15 ans).

La situation était traumatisante aussi pour les familles, dans les Ehpad, privées de contacts avec leurs aînés occupants. Le décès de la plupart d’entre eux fut dramatique, les conditions sanitaires d’ensevelissement étant à la limite du supportable.

Le COVID-19 laissera des traces indélébiles.

Bien amicalement,

 

Le Président Alain MARGUET

Chers Adhérents,

A la lecture de l’EST-REPUBLICAIN du 27 janvier 2020, vous avez appris, très certainement, avec stupéfaction, que la présidente du département du Doubs, Madame Christine BOUQUIN a décidé, de maintenir le 80 km/h, sur les routes, avec l’assentiment de ses onze vice-présidents. Après avoir beaucoup consulté, celle-ci met en avant plusieurs critères qui ont motivé son choix : la diminution de 5 morts accidentés de la route entre les années 2018 et 2019, la lisibilité d’un panneautage foisonnant, des assouplissements préconisés par l’Etat trop encadrés, enfin un coût de la signalétique trop élevé, de l’ordre de 1 million d’€.

Les frontaliers sont attachés à leur voiture, qui constitue un outil professionnel au quotidien, sur un secteur géographique, à la topographie mouvementée, avec, des routes escarpées des conditions climatiques difficiles, et un trafic surchargé à l’approche des villes et des douanes. Cette nouvelle limitation venant allonger les temps de trajet déjà important, peut avoir un impact sur l’accidentologie surtout en période hivernale.

Lors de la dernière séance du conseil départemental du 17 février, j’ai interpellé vivement la présidente sur le sujet :

Vous avez choisi le statut quo. Vous avez décidé de ne rien changer. C’est la décision la plus consensuelle, la plus aisée à prendre et à justifier. Celle qui permet de renvoyer tout le monde dos à dos, plutôt que d’affronter les réalités. La baisse du nombre de tués en 2019 ne tient pas : 80 % des radars ayant été détruits. L’argument du coût de l’opération, tellement aisé à vendre, est infondé. Mais laissez-moi vous dire, malgré ce pseudo argument du prix, que ce n’est pas ce qu’attendent nos concitoyens, comme ils ont eu de multiples occasions de le dire, en particulier sur ce sujet. A croire que vous n’avez rien entendu, de ce qui se passe en France actuellement, et vous échappe. Nos concitoyens ne veulent pas que devant les difficultés, les élus tournent le dos. Ils veulent que leurs élus assument leurs responsabilités, et qu’ils les écoutent.

Et le moins que l’on puisse dire, est qu’il est, à notre portée d’agir utilement, pour un mieux au service de ceux-ci. Que l’on ne me dise pas qu’il n’y a qu’une solution : les 80 km/h, et que ceux-ci sont conformes au bien commun. Cela, c’est ce que j’appelle la langue de bois. Bien d’autres éléments interviennent en matière de sécurité, comme l’état et la qualité des infrastructures ou leur fréquentation. Mais est-il si impossible de dégager quelques critères alternatifs, et de se mettre autour d’une table et de les appliquer. J’ai proposé quelques-uns de ceux-ci, du type de lignes droites d’un à trois kilomètres. Il est encore temps de s’en saisir.

J’ajoute que si l’on faisait ce travail on pourrait en tirer quelques conséquences sur notre politique de travaux routiers. Au début du mandat de la présente majorité, j’ai proposé un grand plan routier. On ne m’a pas suivi, et on s’en est tenu à une politique au jour le jour. C’est bien dommage. On en voit maintenant les inconvénients. Mais il n’est pas trop tard pour retrouver la sagesse.

Mes chers collègues, je ne vous le cacherai pas. Vous l’avez bien senti. J’enrage sur ce dossier. Je suis convaincu que la solution que nous propose l’exécutif n’est pas digne. Je n’ai à titre personnel pas d’autre solution que de faire entendre ma voix. C’est ce qui explique le ton que j’ai employé. Si je rejette avec virulence ce qui nous est proposé, c’est que cette décision est historique, et que l’on ne pourra pas faire marche arrière.

La réponse de Mme BOUQUIN était sans appel : « Non ce n’est pas une facilité de garder la limitation à 80 km/h. J’affirme ici que nous avons été responsables ».

Bien amicalement.

 

Le président Alain MARGUET

Chers adhérents,

Selon un calendrier bien établi la DREAL* présentait, salle des Capucins, l’état d’avancement des études de la RN57, concernant la traversée sud de Pontarlier du lieu-dit les Rosiers à la gare SNCF. On remarquait, parmi un très nombreux public, la présence de M. Almazan, sous-préfet, de M. Genre, Maire, de Mme Genevard, députée, ainsi que de nombreux élus.

A retenir : la suppression du feu intelligent, la création d’une deuxième voie de circulation sud- nord, d’un giratoire au niveau du supermarché, une amélioration du cadencement des feux au carrefour St-Claude, et le maintien, du giratoire place de la gare ; l’objectif étant de fluidifier le trafic dans les heures de pointes.

Un échange intéressant s’instaura avec les usagers. A l’issue de celui-ci, j’affirmais que ce projet concerne les Pontissaliens, la ville et ses élus.

J’en suis resté au contrat de plan 2000/2006 avec un contournement effectif de Pontarlier, et de rappeler que cette route est européenne, et qu’il faudra bien un jour le réaliser.

J’ai profité de la présence des représentants de l’Etat, afin d’évoquer les travaux sur le reste du linéaire.

En 2019, on devrait disposer d’une 4 voies Etalans-Pontarlier, grâce à une topographie plate et des emprises foncières acquises sur certains secteurs. Dans l’immédiat, il convient de privilégier :

  • les créneaux de dépassement du bois de la main et de la combe,
  • les giratoires de Vernierfontaine et de La Vrine, ce dernier étant un véritable coupe-gorge ; décès récent d’une automobiliste,
  • la descente des Tavins (entre Jougne et Vallorbe), poste de douane pour les frontaliers et téléski de Piquemiette pour les sportifs et touristes.

Un coût de 35 millions de francs en 2000 avec tous les financements acquis. Et de conclure que depuis 20 ans toutes les subventions sont parties, sur le contournement de Besançon, et sur la Haute-Saône.

Mme Genevard, vice-présidente de l’Assemblée nationale, et présidente de l’ANEM*, assura qu’elle partageait tout à fait mon analyse et qu’elle avait interpellé récemment Mme Borne, Ministre des transports pour le financement, rappelant que l’échec des Tavins était dû à l’opposition d’un habitant.

M. Almazan devait conclure en remerciant les organisateurs de cette réunion d’information et les participants.

A l’occasion de cette nouvelle année, je vous présente mes Meilleurs Vœux de Santé et de Bonheur pour 2020 avec une pensée particulière pour les malades, les personnes sans emploi, les anciens, et les familles endeuillées.

Bien amicalement.

 

Le président, Alain MARGUET

 

*DREAL : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

*ANEM : Association nationale des élus de la montagne.

Le lycée Victor Bérard, à MOREZ, Jura (39) : un trésor éducatif de renommée nationale !

Le lycée Victor Bérard, à MOREZ, Jura (39)

Créé en 1895, le Lycée Victor Bérard est aujourd’hui un équilibre réussi entre la tradition optique micromécanique et le futur de la technologie de pointe. Il est labellisé « Lycée des métiers de l’optique et des microtechniques » pour ses sections optique lunetterie, microtechniques et systèmes photoniques.

Depuis 2019, il est également labellisé "Génération 2024" pour développer des passerelles entre le monde scolaire et le milieu sportif afin de permettre aux jeunes de concilier sport et études : ski alpin, ski nordique, biathlon...

Construit en 1932 par l'architecte Paul Guadet dans un style "art déco", l'impressionnant Lycée Victor Bérard a pris le relais de la première école pratique du Jura alors installée depuis 1855 dans l'Hôtel de Ville.

Le lycée accueille 850 élèves, de la seconde générale et technologique à la licence professionnelle en passant par les filières professionnelles et technologiques.

À noter : le Greta du Haut-Jura ainsi que le CFA qui forme des jeunes en apprentissage et des adultes en formation continue, est installé au sein du lycée.

Filière d'avenir incontournable : la photonique!

Encore peu connue du grand public, la photonique étudie science et technologie de la lumière. Les composants photoniques sont utilisés dans des domaines très variés tels que l’éclairage, la sécurité, les télécommunications, l’environnement, la santé, la recherche, les arts et les spectacles. Cette filière fait partie des formations porteuses d’innovations et d’emplois.

A découvrir absolument lors des prochaines journées portes ouvertes qui auront lieu le samedi 15 février 2020!

 

Béatrice CHIROUZE, Proviseure.

 

Chers Adhérents,

Exilé en SUISSE de 1873 à 1877, Gustave Courbet, aura marqué de son empreinte ce pays qui l’accueillit chaleureusement. Notamment dans la ville de La TOUR de PEILZ (Vaud), qui célèbre aussi le bicentenaire de sa naissance, comme ORNANS (Doubs). Une bonne raison d’ouvrir cet édito à sa mémoire.

Evoquons quelques traits de caractère de Gustave Courbet dont il pourrait être bon que nous tirions quelques enseignements. Nous sommes en effet tous prompts à rendre hommage à ce génie de la peinture, qui fait partie de la petite cohorte de très grands peintres qui, ont marqué l’histoire de l’art de leur empreinte et qui très longtemps après leur disparition, constituent toujours une référence pour les peintres contemporains. Nous en sommes légitimement fiers. Mais nous sommes peut-être un peu moins prompts à nous inspirer des messages qu’il a voulu nous transmettre au travers de sa peinture et de son parcours.

Un appel à l’authenticité déjà. Gustave Courbet n’était rien moins qu’heurté par tout ce qui est hypocrisie, fausseté, double jeu. Il prônait la reconnaissance de la réalité, et la vérité. Et c’est en cela que le réalisme de sa peinture a fait choc. Rien ne lui était plus étranger non plus que la courtisanerie ou la flagornerie. Que ne dirait-il pas en ces temps de fausses nouvelles, de travestissement des faits, d’affirmations infondées. Il est infiniment temps que cela cesse et soit combattu fermement. Nous sommes trop tolérants envers toutes les dérives. Nous devons en revenir à son exemple, à un langage de vérité. C’est particulièrement vrai pour tous les responsables publics. Sinon les peuples ne les écouteront plus.

Deuxième caractéristique de Courbet à laquelle on est très sensible, l’attachement à son terroir. Nous connaissons tous la fierté avec laquelle Courbet revendiquait d’appartenir à un « pays », comme il le disait. Nous ne pouvons que lui en savoir gré, car il a attiré sur les rochers d’Ornans et sur les mille et une merveilles de la vallée de la Loue une réputation universelle. On a l’impression que cette dimension territoriale de la vie des hommes commence à être redécouverte par les pouvoirs publics. Là aussi, il n’est que temps. Mais il ne suffit pas de s’en rendre compte. Il faut agir. On peut dire, qu’en la matière, le département du Doubs (gestionnaire) a su donner l’exemple, notamment avec des investissements autour de la route Courbet.

Pour conclure, rendons hommage à l’institut Courbet, qui a fêté cette année ses 80 ans, modèle de persévérance et de constance dans la constitution même du musée, de son rôle indéfectible, de gardien de l’esprit de celui-ci, et, de la mémoire de l’artiste.

Bien amicalement.

 

Le Président, Alain MARGUET.

 

Chers Adhérents,

Lors de l’examen du PLFSS* 2019 au Sénat, le rapporteur général Jean-Marie VANLERENBERGHE s’est particulièrement distingué, proposant une hausse de la TSA* de 13.27% à 18.02% : soit une contribution exceptionnelle pour les complémentaires de 1,5 milliards d’euros afin de participer à l’équilibre des comptes de la sécu. Cet amendement n’a, heureusement, pas été retenu en deuxième lecture par l’Assemblée nationale. 

Nous n’avons pas eu la même chance… Pour rappel, ce sont les députés, DOOR (Loiret) et BAPT (Haute Garonne) des gouvernements FILLON et AYRAULT, rapporteurs de la commission des affaires sociales, qui ont plombé l’assurance maladie privée avec les conditions financières pour les travailleurs frontaliers que vous connaissez.
Ces élus sont complétement déconnectés de la réalité locale. Connaissent-ils le territoire frontalier avec la Suisse ? Ont-ils pris la peine de nous rencontrer, de prendre connaissance des difficultés présentes et enfin de nos propositions ? La réponse est négative.

C’est ainsi (sans prendre parti) que le mouvement « des gilets jaunes » illustre parfaitement, le décalage existant, entre les décisions prises par le pouvoir en place, qui sont en opposition, avec l’attente de nos concitoyens.
L’irritation est à son comble, quand on entend sur les plateaux de télévision, des commentateurs s’attarder et critiquer, l’essoufflement du mouvement. Ont-ils déjà, dans leur vie, organisé, ne serait- ce qu’un repas de famille ? Seraient-ils capables de faire des centaines de kms, à leurs frais, chaque samedi, pour aller défiler à Paris ? MM. les bien-pensants deux tons plus bas svp !

Par contre, nous pouvons ériger en jugement de valeur, l’expérience acquise, lors de nos manifestations sur la frontière (blocage de 10 postes de douane) et défilés dans les rues de Pontarlier.
Nous avons pu mesurer les difficultés rencontrées (autorisation préfectorale, logistique, sécurité et problèmes juridiques), lors de ces rendez-vous populaires du monde frontalier, démontrant alors notre unité et solidarité.

Au niveau national, la tentation est grande de faire disparaître les petites mutuelles. La mobilisation des administrateurs, est permanente à Morteau, pour faire face, à la réglementation nationale, et législation européenne, afin de garder notre indépendance.

Bien amicalement.

 

Le Président, Alain MARGUET.

 

*PLFSS : Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 

*TSA : Taxe de Solidarité Additionnelle

« La route de la mort… »

Chers Adhérents,

L’Amicale était conviée à la Mairie de PONTARLIER, le jeudi 11 octobre afin de prendre connaissance du projet d’aménagement de la RN 57 entrée sud de la ville.

Il était précisé que sur cinq variantes proposées le tracé A’ serait retenu avec création d’une deuxième voie descendante, des Rosiers au giratoire de Malraux, celui-ci étant supprimé et la voie existante à cet endroit abaissée.

Le cycle des feux de la place Saint-Claude sera harmonisé avec celui des feux installés place de la gare où le giratoire disparaîtra. Le gain de temps est estimé à 14 minutes environ.

Vous l’avez compris, ce projet de traversée de PONTARLIER concerne la municipalité et la population de la ville. Nous n’avons pas à nous immiscer dans les choix. L’objectif étant, j’imagine, de garder le flux de circulation, composé des usagers de cette voie européenne (suisses, frontaliers, vacanciers de Mont d’Or-Lac, et notamment de très nombreux camions pour le transit marchandises) afin de continuer d’irriguer les zones commerciales (400 commerces, 3400 places de parc).

Le projet du contournement de PONTARLIER, présenté en décembre 2000 par la DDE, comptait six variantes dont deux, à 500 millions de Francs et non d’Euros comme l’affirme la DREAL (Terre de Chez nous du 26.10.2018). Quant à l’impact paysager et aux zones protégées, défavorable à sa réalisation, chacun sait qu’il convient de reconstituer le milieu naturel touché (exemple contournement de DORTAN / département de l’Ain).

L’hebdomadaire « Le journal du dimanche » du 17 juin analysait, la mortalité sur les routes, par département. Le tronçon ETALANS-VALLORBE de la RN 57 compte 23 tués entre 2006 et 2015. Tragique bilan, « d’une route de la mort ».

Depuis près de 20 ans, les crédits des contrats de plan ont été mobilisés sur BESANCON, sa périphérie et la HAUTE-SAONE. Ce constat est dû à l’incurie chronique des élus du HAUT-DOUBS.

C’est ainsi que les usagers, et notamment les frontaliers souhaitent, dans l’immédiat, que les services de l’Etat réactivent une programmation pluriannuelle de travaux sur un nouveau tracé* ; une exigence à la mesure de la manne financière qui passe la frontière chaque année : 1.6 milliard d’Euros, soit 3 fois le budget du département.

A l’occasion de cette nouvelle année, je vous présente mes Meilleurs Vœux de Santé et de Bonheur pour 2019 avec une pensée particulière pour les malades, les personnes sans emploi, les anciens, et les familles endeuillées.

 

Bien amicalement

Le président, Alain MARGUET

 

 

*(4 voies Etalans-Vallorbe : Contournement Ville Tunnel)

C’est la rentrée…

C’est la rentrée…

La rentrée 2018 a le goût de la nouveauté au lycée Edgar Faure de Morteau.

De nouvelles formations voient le jour

Les bijoutiers et les horlogers disposent à présent d’une nouvelle formation post-bac en 3 ans : le Diplôme National des Métiers d’Arts et du Design. Les micro-techniciens ont dorénavant la possibilité d’effectuer leur année de terminale de baccalauréat professionnel en alternance. 4 élèves sont donc accueillis en apprentissage dans les entreprises de la région pour cette expérimentation. Une huitième classe de seconde générale a été ouverte et une vingtaine d’élèves du secteur de Maîche ont rejoint l’internat pour se garantir de meilleures conditions de réussite.

 Un accompagnement plus personnalisé des élèves sera le fil d’Ariane de cette année.

Avec des heures dédiées à la méthode de travail, à la réalisation des devoirs en fin d’après-midi et un devoir surveillé toutes les semaines, les élèves de seconde seront bien armés dès le début de l’année pour fournir un travail personnel de qualité qui leur permettra de choisir une bonne poursuite d’études.

La filière des Techniciens d’Usinage sous les feux des projecteurs. 

Accueillis dans le lycée par une semaine d’intégration encadrée par l’équipe pédagogique, les élèves arrivés souvent à contre cœur dans cette formation vont découvrir qu’ils peuvent avoir de l’or dans les mains et un savoir-faire attendu sur le marché du travail. Les enseignants travailleront toute l’année à donner du sens à leur formation en alliant les enseignements généraux à la réalisation des pièces en atelier. Inscrits sur des concours, ils devront aussi faire preuve d’imagination pour défendre leur lycée.

La construction d’un nouveau bâtiment.

Afin de redonner de l’espace à tous nos élèves passionnés, le conseil régional finance la construction d’un nouveau bâtiment qui sera opérationnel dans deux ans. La rentrée scolaire est donc bien lancée pour les 1200 élèves et les 200 membres du personnel de cette belle école au service du tissu économique de la région.

Sophie LABRE Proviseur

Edito du Président de l' AAPPMA: On en parle

On en parle,

Comme toutes les rivières de Franche-Comté et plus particulièrement sur sa partie Franco-Suisse, le Doubs subit de plein fouet une pollution chronique qui engendre de lourdes conséquences écologiques et économiques.

Les constats visuels sont affligeants avec des développements algaux très importants (fonds colmatés) et des mortalités de poissons affectant plus particulièrement les salmonidés (truites et ombres) espèces emblématiques de notre région.

 Les analyses d’eau effectuées par les ONGs ont mis en évidence une multitude de micropolluants venant de l’industrie, de l’agriculture et des dysfonctionnements récurrents des stations d’épuration. L’association de ces molécules (effet cocktail) ayant un impact non négligeable sur notre ressource en eau et la santé humaine. Cette dégradation de la qualité de l’eau a fait fuir de nombreux pêcheurs qui venaient du monde entier dans notre région pour pratiquer leur loisir, sur nos rivières, qui étaient des références halieutiques. Goumois n’a pas échappé à la règle et voit tous les ans une diminution constante des touristes pêcheurs qui apportaient un peu d’oxygène à l’économie locale. Depuis les années 2000, le nombre d’adhérents a été divisé par cinq avec une accélération inquiétante depuis les années 2010.

 On connaît les principales causes de cette dégradation, on connaît aussi les remèdes qu’il faudrait apporter rapidement pour améliorer sensiblement et durablement la situation. L’agriculture et plus particulièrement la filière comté doit prendre ses responsabilités et adapter ses pratiques à la particularité du milieu Karstique. L’industrie doit maîtriser et éradiquer ses flux de produits toxiques et les collectivités doivent faire de gros efforts sur les réseaux et les stations d’épuration.

 La Suisse voisine a élaboré un plan national pour le Doubs avec un certain nombre de mesures pilotes dont le traitement des micropolluants sur les grosses stations d’épuration, Il est donc indispensable que les deux pays travaillent ensemble et de manière efficace pour regagner cette qualité d’eau indispensable à la vie.

 Les associations de pêche sont bien dans leur rôle pour ce qui concerne la défense des milieux aquatiques, la communication autour de la dégradation des rivières est compliquée. Les différents articles de presse montrent que les intérêts économiques de certaines filières sont difficilement conciliables avec la réalité du terrain. Nous restons cependant convaincus, à l’heure où le grand public prend conscience que son environnement et son alimentation se dégradent continuellement que la qualité écologique de nos rivières serait un formidable label de promotion pour les activités et les produits locaux.

 Faisons que l’exigence environnementale soit le fil conducteur qui unisse tous les acteurs du territoire.

Le président de l’AAPPMA

 La Franco-Suisse

 Christian TRIBOULET