Les éditos

Cher(e)s adhérent(e)s,

Le printemps particulièrement chargé cette année, entre la crise sanitaire qui n’en finit pas de se terminer, la crise politique aux portes de l’Europe avec la Russie, l’arrêt des discussions bilatérales de la Suisse avec l’UE, la période d’une campagne électorale qui ouvre les portes sur les réseaux sociaux à une pléthore de « fake news », et d’une façon très rituelle, cerise sur le gâteau, la déclaration d’impôts... !

Comme la période n’est pas encore aux relâchements, les équipes de l’Amicale vous accueilleront avec un grand soin apporté aux gestes barrières. Le bureau de Morteau a été réaménagé afin de vous apporter plus de sécurité et de confidentialité et les autres sites sont en mesure de vous recevoir en toute confiance. C’est ainsi que les prises de rendez-vous doivent être respectées et également la nécessité d’apporter l’entier des documents que l’Amicale vous demande, sinon le rendez-vous sera reporté sine die.

Par mesure de précaution, cette année encore, nous devrons nous contenter de remplacer nos assemblées locales par la parution de notre lettre du mois de septembre où vous seront présentés le rapport moral et le rapport d’activité, ainsi que les motions à voter, par correspondance. Voilà pour le côté terre à terre de nos déclarations fiscales.

Maintenant, la crise politique avec la Russie que je citais plus haut, se transforme en cauchemar pour des centaines de milliers de personnes jetées en plein désarroi. L’engrenage de la surenchère a été mis en place par le Président Poutine et l’avenir nous dira où cette escalade de violence et de bafouage des conditions humaines trouvera ses limites. Faire planer la menace nucléaire sur l’ensemble de l’Europe, est-ce là un indice de la santé psychologique de ce manipulateur ?

Quel que soit le printemps qui nous arrive, quelles que soient les implications que les bouleversements sont en train de mettre en place, sachez que l’Amicale sera toujours à vos côtés pour vous accompagner, et surtout, prenez soin de vous.

Bien amicalement.

Le Président, Michel RIVIÈRE

Cher(e)s adhérent(e)s,

Cet été 2021 a permis, pour beaucoup d’entre nous, de reprendre un bol d’oxygène à la sortie du confinement qui nous avait privé de tant de libertés.

Néanmoins, le virus est toujours présent, continue ses mutations, et nous contraint à rester prudent(e)s.

De ce fait, l’Amicale n’a pas pu tenir ses assemblées locales encore cette année, et pour valider son action, et continuer à la faire vivre, le Conseil d’administration a décidé de vous faire participer par le biais d’un vote par correspondance, dont les modalités sont précisées, ci-après, dans votre publication.

Vous trouverez donc dans cette Lettre : le rapport moral et le rapport d’activités de votre amicale, ainsi que trois résolutions de vote qui vous sont soumises. Le bulletin de vote sera à détacher et à renvoyer au siège de l’Amicale avant la date indiquée ; je vous remercie vivement de participer massivement à ce scrutin.

Bien amicalement.

Le Président, Michel RIVIÈRE

Chers adhérent(e)s,

La pandémie, qui nous empoisonne la vie et perturbe toutes nos activités, amorce depuis quelques temps une décrue qui nous permettra de commencer à revivre. Toutefois, les règles en vigueur ne nous permettront pas encore de tenir nos assemblées locales, et la présentation de nos activités se fera cette année encore par la voie postale, avec tenue de l’Assemblée Générale en septembre.

Ne nous leurrons pas sur cette situation, si nous voulons en sortir plus drastiquement, il nous faudra continuer à respecter les gestes barrières et la distanciation dont nous faisions usage jusqu’à maintenant.

Depuis le début de l’année, en janvier, une nouvelle application du règlement européen a mis en place un nouveau protocole de traitement des accidents de la vie privée qui désormais, seront considérés comme des maladies et pris en charge par la CPAM. Celle-ci devra établir un dossier pour chaque cas, et le transmettre à la SUVA pour remboursement. Ceci implique que votre couverture, pour les soins s’y référant, ne seront pris en charge qu’à 70 %, le reste étant à la charge de votre mutuelle.

L’Amicale a alerté les Agences Régionales de Santé (ARS) de notre zone frontière, sans pour autant recevoir de réponse de leur part.

Le gouvernement fédéral a demandé à la France la renégociation de la rétrocession fiscale entre nos pays. L’Amicale a demandé à tous nos élus locaux de prendre en compte cette renégociation afin qu’elle ne nuise ni à la France, ni aux intérêts des travailleurs frontaliers.

La “campagne des déclarations d’impôts” s’est bien déroulée, malgré quelques bugs sur le site et les mesures barrières que nous avons dû mettre en vigueur encore cette année.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes vacances tellement méritées après cette année difficile. Profitez-en bien, néanmoins en restant prudents.

Bien amicalement.

Le Président, Michel RIVIERE

Chers adhérent(e)s,

Voici le printemps qui arrive, et sa saison de déclarations d’impôts qui s’y déroule, avec toujours les aménagements de confinement, de télétravail, de couvre-feu et autres dispositions dérangeantes.

En effet, les restrictions, suite à la pandémie qui se poursuit, seront probablement toujours d’actualité. Cette année encore, l’Amicale des Frontaliers sera présente pour vous apporter un soutien lors de votre déclaration fiscale.

Néanmoins, l'accueil devra se faire encore une fois en respectant les gestes barrières, ce qui vous contraindra à prendre rendez-vous dès que vous serez en mesure de réunir les documents nécessaires à cette déclaration ; et surtout, lors de ce rendez-vous, par respect pour notre personnel, n’oubliez pas les documents que l’on vous aura demandés, sinon la rencontre sera annulée et reportée sine die.

Nos retraités ont été nombreux à nous contacter au sujet des pensions suisses et françaises pour le prélèvement de la CSG/CRDS qui s’y réfère. L’Amicale met tout en œuvre pour assurer la défense de vos droits, et vous remercie de la confiance que vous lui accordez.

Cette pandémie, encore et toujours, empêchera l’Amicale de tenir ses assemblées locales, et vous m’en voyez navré. J’aurais vivement apprécié venir à votre rencontre et pour certains, faire votre connaissance. Néanmoins, l’Amicale dynamise sa présence par la réouverture de notre agence de Thonon, les lundi et mercredi de chaque semaine.

La Covid-19 a un impact négatif sur l’aspect sanitaire ; je pense surtout à nos retraités ; sur le ressenti au travail, les visio- conférences, le télétravail, le chômage partiel. Tout cela détricote le tissu social dont chacun a besoin, et conduit à cette incertitude qui pèse au quotidien, empêchant tout projet à court terme…

La campagne de vaccination mise en place, quelle que soit sa programmation, sera la parade qui nous permettra de voir la petite lueur au bout du tunnel.

Bien amicalement.

Le Président, Michel RIVIERE

Chers adhérents,

Après 18 années au service de l’Amicale et de la Mutuelle, notre Président Alain Marguet a décidé de passer le flambeau.

En effet, au décès du fondateur de l’Amicale, Roger Tochot, Alain Marguet s’était porté volontaire pour prendre les rênes de l’Amicale et la développer. Pendant son mandat, avec son équipe, il a été de tous les combats pour la défense de vos droits, à rencontrer différents ministères et aller jusqu’au Parlement européen pour se faire entendre.

Dans le même temps, Alain développait votre Mutuelle, malgré les tempêtes qu’ont représenté la fin du droit d’option et la loi sur l’ANI. Les projets développés ces dernières années assureront la continuité du dynamisme de votre Mutuelle.

Du fait de ma présence depuis 1976 auprès de Roger Tochot, et de mon soutien à l’Amicale comme à la Mutuelle depuis toutes ces années, Alain m’a pressenti pour assurer la relève ; je le remercie vivement de sa confiance et m’efforcerai de porter haut les couleurs de votre Amicale.

En ces temps de contamination, j’espère pouvoir aller à votre rencontre le plus tôt possible, mais continuez de respecter les gestes barrières, même pendant cette période de confinement, afin de vous préserver ainsi que vos proches.

Prenez soin de vous.

Le Président Michel RIVIERE

Chers Adhérents,

COVID-19

Le 23 février 2017 à WUHAN (Chine), Bernard Cazeneuve s’exprimait ainsi :

« La France est fière et heureuse d’avoir contribué à la construction du premier laboratoire de haute sécurité biologique P4 en Chine. Conçu par des experts français, puis mis en chantier à WUHAN en 2011, cet outil de pointe constitue un élément central de la réalisation de l’accord intergouvernemental de 2004 sur la coopération franco-chinoise en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes. »

« La France et le monde ont été confrontés, au cours des dernières années, à des crises sanitaires majeures, qui représentent un défi grandissant pour la communauté internationale. Je pense bien sûr aux épidémies de CHIKUNGUNYA, de ZYKA, et de fièvre hémorragique EBOLA. »

« Parce que les crises sanitaires portent avec elles des risques considérables de déstabilisation économique, sociale et politique, nous devons agir au niveau international en nous dotant d’une gouvernance sociale. »

« Afin de soutenir cette dynamique de coopération, l’Etat français mettra à disposition un budget d’un million d’euros par an sur cinq ans. »

Soit dit en passant, en échange, il aurait dû commander des millions de masques, sait-on jamais !
En effet, le Premier Ministre était alors, loin d’imaginer, que trois ans plus tard, le coronavirus COVID-19 frapperait le monde entier ; les premiers signes apparaissant dans cette ville, proche d’un marché d’animaux.

En France, la propagation fut très rapide sur le Grand Est et l’Ile-de-France. Mi-mai, on comptait plus de 140 000 malades et mi-juillet 30 000 décès, dont 46 médecins libéraux.

L’héroïsme des personnels soignants ne pouvait occulter le manque de moyens matériels, masques, blouses, gants, charlottes, faisant émerger les carences de l’hôpital public (suppression de 50 000 emplois et 69 000 lits en 15 ans).

La situation était traumatisante aussi pour les familles, dans les Ehpad, privées de contacts avec leurs aînés occupants. Le décès de la plupart d’entre eux fut dramatique, les conditions sanitaires d’ensevelissement étant à la limite du supportable.

Le COVID-19 laissera des traces indélébiles.

Bien amicalement,

 

Le Président Alain MARGUET

Chers Adhérents,

A la lecture de l’EST-REPUBLICAIN du 27 janvier 2020, vous avez appris, très certainement, avec stupéfaction, que la présidente du département du Doubs, Madame Christine BOUQUIN a décidé, de maintenir le 80 km/h, sur les routes, avec l’assentiment de ses onze vice-présidents. Après avoir beaucoup consulté, celle-ci met en avant plusieurs critères qui ont motivé son choix : la diminution de 5 morts accidentés de la route entre les années 2018 et 2019, la lisibilité d’un panneautage foisonnant, des assouplissements préconisés par l’Etat trop encadrés, enfin un coût de la signalétique trop élevé, de l’ordre de 1 million d’€.

Les frontaliers sont attachés à leur voiture, qui constitue un outil professionnel au quotidien, sur un secteur géographique, à la topographie mouvementée, avec, des routes escarpées des conditions climatiques difficiles, et un trafic surchargé à l’approche des villes et des douanes. Cette nouvelle limitation venant allonger les temps de trajet déjà important, peut avoir un impact sur l’accidentologie surtout en période hivernale.

Lors de la dernière séance du conseil départemental du 17 février, j’ai interpellé vivement la présidente sur le sujet :

Vous avez choisi le statut quo. Vous avez décidé de ne rien changer. C’est la décision la plus consensuelle, la plus aisée à prendre et à justifier. Celle qui permet de renvoyer tout le monde dos à dos, plutôt que d’affronter les réalités. La baisse du nombre de tués en 2019 ne tient pas : 80 % des radars ayant été détruits. L’argument du coût de l’opération, tellement aisé à vendre, est infondé. Mais laissez-moi vous dire, malgré ce pseudo argument du prix, que ce n’est pas ce qu’attendent nos concitoyens, comme ils ont eu de multiples occasions de le dire, en particulier sur ce sujet. A croire que vous n’avez rien entendu, de ce qui se passe en France actuellement, et vous échappe. Nos concitoyens ne veulent pas que devant les difficultés, les élus tournent le dos. Ils veulent que leurs élus assument leurs responsabilités, et qu’ils les écoutent.

Et le moins que l’on puisse dire, est qu’il est, à notre portée d’agir utilement, pour un mieux au service de ceux-ci. Que l’on ne me dise pas qu’il n’y a qu’une solution : les 80 km/h, et que ceux-ci sont conformes au bien commun. Cela, c’est ce que j’appelle la langue de bois. Bien d’autres éléments interviennent en matière de sécurité, comme l’état et la qualité des infrastructures ou leur fréquentation. Mais est-il si impossible de dégager quelques critères alternatifs, et de se mettre autour d’une table et de les appliquer. J’ai proposé quelques-uns de ceux-ci, du type de lignes droites d’un à trois kilomètres. Il est encore temps de s’en saisir.

J’ajoute que si l’on faisait ce travail on pourrait en tirer quelques conséquences sur notre politique de travaux routiers. Au début du mandat de la présente majorité, j’ai proposé un grand plan routier. On ne m’a pas suivi, et on s’en est tenu à une politique au jour le jour. C’est bien dommage. On en voit maintenant les inconvénients. Mais il n’est pas trop tard pour retrouver la sagesse.

Mes chers collègues, je ne vous le cacherai pas. Vous l’avez bien senti. J’enrage sur ce dossier. Je suis convaincu que la solution que nous propose l’exécutif n’est pas digne. Je n’ai à titre personnel pas d’autre solution que de faire entendre ma voix. C’est ce qui explique le ton que j’ai employé. Si je rejette avec virulence ce qui nous est proposé, c’est que cette décision est historique, et que l’on ne pourra pas faire marche arrière.

La réponse de Mme BOUQUIN était sans appel : « Non ce n’est pas une facilité de garder la limitation à 80 km/h. J’affirme ici que nous avons été responsables ».

Bien amicalement.

 

Le président Alain MARGUET

Chers adhérents,

Selon un calendrier bien établi la DREAL* présentait, salle des Capucins, l’état d’avancement des études de la RN57, concernant la traversée sud de Pontarlier du lieu-dit les Rosiers à la gare SNCF. On remarquait, parmi un très nombreux public, la présence de M. Almazan, sous-préfet, de M. Genre, Maire, de Mme Genevard, députée, ainsi que de nombreux élus.

A retenir : la suppression du feu intelligent, la création d’une deuxième voie de circulation sud- nord, d’un giratoire au niveau du supermarché, une amélioration du cadencement des feux au carrefour St-Claude, et le maintien, du giratoire place de la gare ; l’objectif étant de fluidifier le trafic dans les heures de pointes.

Un échange intéressant s’instaura avec les usagers. A l’issue de celui-ci, j’affirmais que ce projet concerne les Pontissaliens, la ville et ses élus.

J’en suis resté au contrat de plan 2000/2006 avec un contournement effectif de Pontarlier, et de rappeler que cette route est européenne, et qu’il faudra bien un jour le réaliser.

J’ai profité de la présence des représentants de l’Etat, afin d’évoquer les travaux sur le reste du linéaire.

En 2019, on devrait disposer d’une 4 voies Etalans-Pontarlier, grâce à une topographie plate et des emprises foncières acquises sur certains secteurs. Dans l’immédiat, il convient de privilégier :

  • les créneaux de dépassement du bois de la main et de la combe,
  • les giratoires de Vernierfontaine et de La Vrine, ce dernier étant un véritable coupe-gorge ; décès récent d’une automobiliste,
  • la descente des Tavins (entre Jougne et Vallorbe), poste de douane pour les frontaliers et téléski de Piquemiette pour les sportifs et touristes.

Un coût de 35 millions de francs en 2000 avec tous les financements acquis. Et de conclure que depuis 20 ans toutes les subventions sont parties, sur le contournement de Besançon, et sur la Haute-Saône.

Mme Genevard, vice-présidente de l’Assemblée nationale, et présidente de l’ANEM*, assura qu’elle partageait tout à fait mon analyse et qu’elle avait interpellé récemment Mme Borne, Ministre des transports pour le financement, rappelant que l’échec des Tavins était dû à l’opposition d’un habitant.

M. Almazan devait conclure en remerciant les organisateurs de cette réunion d’information et les participants.

A l’occasion de cette nouvelle année, je vous présente mes Meilleurs Vœux de Santé et de Bonheur pour 2020 avec une pensée particulière pour les malades, les personnes sans emploi, les anciens, et les familles endeuillées.

Bien amicalement.

 

Le président, Alain MARGUET

 

*DREAL : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

*ANEM : Association nationale des élus de la montagne.

Le lycée Victor Bérard, à MOREZ, Jura (39) : un trésor éducatif de renommée nationale !

Le lycée Victor Bérard, à MOREZ, Jura (39)

Créé en 1895, le Lycée Victor Bérard est aujourd’hui un équilibre réussi entre la tradition optique micromécanique et le futur de la technologie de pointe. Il est labellisé « Lycée des métiers de l’optique et des microtechniques » pour ses sections optique lunetterie, microtechniques et systèmes photoniques.

Depuis 2019, il est également labellisé "Génération 2024" pour développer des passerelles entre le monde scolaire et le milieu sportif afin de permettre aux jeunes de concilier sport et études : ski alpin, ski nordique, biathlon...

Construit en 1932 par l'architecte Paul Guadet dans un style "art déco", l'impressionnant Lycée Victor Bérard a pris le relais de la première école pratique du Jura alors installée depuis 1855 dans l'Hôtel de Ville.

Le lycée accueille 850 élèves, de la seconde générale et technologique à la licence professionnelle en passant par les filières professionnelles et technologiques.

À noter : le Greta du Haut-Jura ainsi que le CFA qui forme des jeunes en apprentissage et des adultes en formation continue, est installé au sein du lycée.

Filière d'avenir incontournable : la photonique!

Encore peu connue du grand public, la photonique étudie science et technologie de la lumière. Les composants photoniques sont utilisés dans des domaines très variés tels que l’éclairage, la sécurité, les télécommunications, l’environnement, la santé, la recherche, les arts et les spectacles. Cette filière fait partie des formations porteuses d’innovations et d’emplois.

A découvrir absolument lors des prochaines journées portes ouvertes qui auront lieu le samedi 15 février 2020!

 

Béatrice CHIROUZE, Proviseure.

 

Chers Adhérents,

Exilé en SUISSE de 1873 à 1877, Gustave Courbet, aura marqué de son empreinte ce pays qui l’accueillit chaleureusement. Notamment dans la ville de La TOUR de PEILZ (Vaud), qui célèbre aussi le bicentenaire de sa naissance, comme ORNANS (Doubs). Une bonne raison d’ouvrir cet édito à sa mémoire.

Evoquons quelques traits de caractère de Gustave Courbet dont il pourrait être bon que nous tirions quelques enseignements. Nous sommes en effet tous prompts à rendre hommage à ce génie de la peinture, qui fait partie de la petite cohorte de très grands peintres qui, ont marqué l’histoire de l’art de leur empreinte et qui très longtemps après leur disparition, constituent toujours une référence pour les peintres contemporains. Nous en sommes légitimement fiers. Mais nous sommes peut-être un peu moins prompts à nous inspirer des messages qu’il a voulu nous transmettre au travers de sa peinture et de son parcours.

Un appel à l’authenticité déjà. Gustave Courbet n’était rien moins qu’heurté par tout ce qui est hypocrisie, fausseté, double jeu. Il prônait la reconnaissance de la réalité, et la vérité. Et c’est en cela que le réalisme de sa peinture a fait choc. Rien ne lui était plus étranger non plus que la courtisanerie ou la flagornerie. Que ne dirait-il pas en ces temps de fausses nouvelles, de travestissement des faits, d’affirmations infondées. Il est infiniment temps que cela cesse et soit combattu fermement. Nous sommes trop tolérants envers toutes les dérives. Nous devons en revenir à son exemple, à un langage de vérité. C’est particulièrement vrai pour tous les responsables publics. Sinon les peuples ne les écouteront plus.

Deuxième caractéristique de Courbet à laquelle on est très sensible, l’attachement à son terroir. Nous connaissons tous la fierté avec laquelle Courbet revendiquait d’appartenir à un « pays », comme il le disait. Nous ne pouvons que lui en savoir gré, car il a attiré sur les rochers d’Ornans et sur les mille et une merveilles de la vallée de la Loue une réputation universelle. On a l’impression que cette dimension territoriale de la vie des hommes commence à être redécouverte par les pouvoirs publics. Là aussi, il n’est que temps. Mais il ne suffit pas de s’en rendre compte. Il faut agir. On peut dire, qu’en la matière, le département du Doubs (gestionnaire) a su donner l’exemple, notamment avec des investissements autour de la route Courbet.

Pour conclure, rendons hommage à l’institut Courbet, qui a fêté cette année ses 80 ans, modèle de persévérance et de constance dans la constitution même du musée, de son rôle indéfectible, de gardien de l’esprit de celui-ci, et, de la mémoire de l’artiste.

Bien amicalement.

 

Le Président, Alain MARGUET.