Les éditos

Edito du Président- Mars 2018

La première réunion de concertation autour de l’objectif du « reste à charge zéro » (RAC Zéro) laisse un sentiment mélangé. Ainsi, la FNIM, Fédération des mutuelles indépendantes qui veulent le rester, note avec satisfaction que le gouvernement a associé la notion d’encadrement avec le principe de liberté. Elle attend donc que cela aille au-delà des déclarations d’intention. Les responsables mutualistes sont plus dubitatifs sur l’économie possible du projet. Dans les étapes préalables, la ministre avait indiqué que ce dossier impliquait un partage des responsabilités et des efforts. Que constatons-nous ? - Les pistes d’amélioration des prises en charge de la Sécurité sociale se limitent aux soins dentaires. - Les représentants des dentistes demandent 500 millions supplémentaires pour atteindre l’objectif du RAC Zéro. - Les audioprothésistes ont présenté des pistes impliquant des augmentations de prise en charge, mais dans lesquelles on ne perçoit pas d’action sur les prix des prestations. - La ministre souhaite que les complémentaires ne répercutent pas sur leurs tarifs les nouvelles dépenses qui seront immanquablement mises à leur charge. La FNIM est consciente que les premières rencontres ne pouvaient pas faire exception au jeu des revendications. Elle attend cependant que la suite de la concertation redonne une véritable définition au terme « partage ». « Aujourd’hui », explique Philippe Mixe, président de la FNIM, « il semble bien que les seuls acteurs à qui on demande de mettre la main à la poche sont les complémentaires. Pourtant, on ne partage pas tout seul ! ». La FNIM rappelle que la réduction du reste à charge est consubstantielle à la création des mutuelles, acteurs historiques de la complémentaire santé. Cet objectif social est permanent et de nombreuses mutuelles œuvrent au quotidien pour qu’il soit une réalité pour le plus grand nombre. Le Président Alain MARGUET

septembre 2017

Chers Adhérents, Le 3 Juillet 2015, Manuel VALLS, 1er ministre, signait le contrat de Plan Etat-Région 2015-2020 en présence de Marie-Guite DUFAY présidente et de Stéphane FRATACCI préfet de région. Le nouveau contrat était doté d’une enveloppe de 720 millions € en direction du développement des territoires, des emplois de demain et de la transition énergétique. Au niveau des infrastructures, étaient retenues : la RN 57 entrée Nord de BESANCON – la RN 19 en Haute-Saône – la ligne du Revermont dans le Jura et celle de BELFORT-DELLE ; une enveloppe de 13 millions étant mobilisée pour la navettisation sur le trafic ferroviaire MORTEAU-LA CHAUX DE FONDS. Dans le schéma interrégional d’aménagement et de développement du Massif du Jura de février 2015, les choix de la gouvernance du commissariat se portant sur l’amélioration des conditions de transport concernaient : • Le déploiement des dessertes en bus • Le développement du transport à la demande • L’organisation du co-voiturage et des transports collectifs dans les zones frontalières. C’est ainsi que dans la logique du rappel de cette programmation, Patrick AYACHE, vice-président de la région Bourgogne-Franche-Comté et les membres du comité de planification ont sélectionné 132 projets éligibles aux FEDER (fonds Européen de Développement Régional) – FEADER (Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural) et FSE (Fonds Social Européen) pour un montant d’environ 21 millions d’€. Concernant les Fonds interreg, 444 000 € de FEDER ont été attribués au PNR (Parc National Régional) du Haut-Jura afin de promouvoir la pratique du co-voiturage dans d’ARC JURASSIEN. Tandis que vous vous morfondez dans les files interminables de bouchons aux postes de douane et à l’approche des villes que vous devez immanquablement traverser, vous pensez à tous ces élus passés et présents qui n’ont rien fait, rien tenté pour vous rendre la circulation plus facile. En fait, ils sont atteints par la malhonnêteté intellectuelle qui les prédispose à contourner les problèmes par des arguments infondés ; les exonérant de rendre des comptes sur leur inefficacité. Pendant ce temps-là, le président KRATTINGER du fond de la Haute-Saône, fait se déplacer la ministre des transports Elisabeth BORNE pour visiter ses chantiers, s’assurant ainsi de la prise en compte du financement des prochains travaux départementaux. Le président Alain MARGUET

Chers adhérents,

De par ses statuts, l’Amicale des frontaliers est apolitique. C’est ainsi que les administrateurs se sont toujours abstenus de donner des consignes de vote lors de chaque consultation fussent-t-elles nationales et pouvant influencer notre quotidien.

Permettez-moi toutefois de faire une observation sur le programme annoncé par le nouveau Président. L’augmentation de la CSG de 1.7 points n’est pas une bonne nouvelle pour les travailleurs frontaliers.

Rappelons en effet que dans le rapport d’intégration du droit commun de l’assurance maladie des frontaliers résidant en France et travaillant en SUISSE présenté par les inspecteurs DECHARRIERE, TOUBLANC et ROUSSELON, la CSG était au cœur du problème. En effet, si le scénario retenu avec un taux de 8% assis sur l’assiette actuelle de la CMU, soit le revenu fiscal de référence et sans imposition de CSG, celui-ci était destiné à couvrir une période transitoire que la mission estimait nécessaire compte tenu des enjeux organisationnels.

Il était ensuite envisagé un passage à un nouveau régime comportant une assiette rénovée, un prélèvement CSG et une cotisation maladie.

D’autre part, si les travailleurs français verront leurs charges sociales disparaître en compensation de l’augmentation, les frontaliers seront impactés aussi. Le maintien de l’exonération de la CSG semble difficilement envisageable sur les revenus du patrimoine.

L’Amicale reste vigilante et étudiera les nouvelles mesures avant leur mise en application.

Merci Jean

Les obsèques de Mr Jean TURBERG ont été célébrées le 13 février en l’église de FRASNE en présence d’une assistance nombreuse venue de tout « le Haut » : Doubs et Jura, rendre hommage au personnage public, et à son action.

Elu maire de cette localité de 1500 habitants en 1977, il montra son dynamisme par la construction de la mairie, de l’école maternelle, de la salle des sports du centre d’animation , d’un dispensaire restauré, d’une zone artisanale et commerciale, de lotissements et d’un parc locatif de 40 studios et 15 logements. Pour un premier mandat, ce n’était pas si mal !... mais la préoccupation de Jean était tout autre, avec la mise en valeur de sa commune par le chemin de fer, celle-ci étant le nœud prioritaire du Haut-Doubs grâce au passage du « cisalpin » et du « Trans Europe Express ».

Sous des aspects débonnaires, Jean était un habile négociateur. Bien introduit auprès de la direction SNCF, il obtenait la pose du blason de FRASNE sur une motrice TGV, le 12 septembre 1981 en présence de nombreuses personnalités, dont le président Edgar Faure.

Son heure de gloire arriva le 22 janvier 1984 avec l’arrêt du TGV en gare de FRASNE, sur la ligne PARIS-LAUSANNE, puis PARIS-BERNE.

Motivé par le maintien des liaisons ferroviaires du massif, il fut sollicité par le comité de défense de la ligne BESANCON - LE LOCLE afin d’organiser le centenaire de celle-ci le 3 Juin 1984.Ce fût une réussite.

« Par delà la célébration lucide du passé, c’est l’avenir, ou mieux la modernisation du chemin de fer, que je voudrais souligner, moins de six mois après la mise en circulation du T.G.V. sur la ligne Paris-Lausanne. L’arrêt de Frasne, promu gare internationale de transit pour les voyageurs venus de Suisse centrale, constitue pour le Haut-Doubs un intense sujet de satisfaction, mais aussi une raison d’espérer dans le développement économique d’une région handicapée par l’altitude, le climat et un faible taux d’urbanisation. Nous avons l’outil, il reste à le forger ».

Jean TURBERG fût aussi président de communes forestières, adjoint au maire de PONTARLIER et conseiller régional.

Il contribua au maintien, à la modernisation des réseaux ferrés transfrontaliers, et bien évidemment à la circulation des trains de travailleurs.

Il répondait à toutes les sollicitations, sans jamais se départir de sa modestie ni de son sourire. Il a su au cours d’une existence bien remplie, maintenir de vraies relations d’amitié.

Son souvenir restera bien vivant. Il ne disparaitra pas tout à fait.

Bien amicalement.

Le Président

Decembre 2016

Chers adhérents

Chauffe Marcel

Le journaliste d’investigation Bertrand JOLIOT de l’Est Républicain relate dans l’édition du 07/09/2016 la fin tragique de deux canards.

Il fait parler sous couvert de l’Anonymat, deux Meuthiards qui accusent délibérément un automobiliste frontalier.

Marcel a dû prendre un coup de chaud sur une terrasse de la grande rue de MOUTHE. Car une fois de plus, comme la plupart de ses concitoyens du Haut-Doubs, il fait le procès d’un automobiliste circulant de bonne heure (45h semaine) qui ne peut être qu’un frontalier, donc un chauffard, qui écrase deux canards sauvages, picorant des miettes devant la boulangerie.

Triste fin, il est vrai pour ceux-ci, il parait donc indispensable d’implanter un panneau de signalisation « passage de gibier ».

Mais au fait, Marcel est-il sûr que cet usager montait en Suisse, mais ne poursuivait pas son voyage en direction de ST Laurent ou ST Claude sur la 437.

Assurant plusieurs années les permanences au bureau de l’Amicale, j’ai constaté que les 350 voitures de Frontaliers respectaient scrupuleusement le stop de la douane et traversaient le Bourg à allure modérée, la brigade de gendarmerie n’étant pas loin.

Enfin, s’ils empruntent les champs, c’est pour contourner je pense, des travaux sur une route départementale, ou plus souvent un troupeau de montbéliardes qui rentre à l’étable pour la traite du soir.

Obsession

Rebelote, sous la plume de Fred JIMENEZ qui brocarde une nouvelle fois les travailleurs frontaliers, sur la quatre voies des Hôpitaux, les qualifiant de pilotes de rallye, avec des passages chronométrés à 208 km/h.

Faut-il rappeler à cet éminent journaliste, que de 14h30 à 17h30, les frontaliers sont au travail, et s’ils sont d’équipe, le retour s’effectue dans un créneau d’une heure et demie. Alors arrêtons de fabuler et stigmatiser des gens, qui ne demandent rien à personne.

En cette fin d’année, je vous présente mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour 2017 avec une pensée particulière pour les malades, les anciens, et les familles endeuillées.

Bien amicalement

Le Président, Alain Marguet

Juin 2016

Chers Adhérents

La conférence de presse de Mr Le Préfet de Franche-Comté tenue à Pontarlier relative à la circulation sur la RN 57 entre Pontarlier et Vallorbe, est une véritable galéjade. En effet, pour fluidifier le trafic sur cet axe important emprunté par les travailleurs frontaliers, le choix s’est porté sur la pose de deux feux intelligents au carrefour des Rosiers et sur la RD 67 à la Cluse et Mijoux, qui viendront s’ajouter à celui indéboulonnable, de la rue Montrieux. De qui se moque-t-on ! Les services routiers de l’Etat devraient s’activer dans une programmation pluriannuelle avec cette enveloppe de 12 millions d’euros, disponible actuellement. C’est ainsi que l’on pourrait réaliser immédiatement la descente des Tavins et le créneau de dépassement de la Combe. Quant au contournement de Pontarlier, il y avait 6 variantes en 2000, il n’est pas nécessaire de mettre en évidence la plus chère pour décider de ne rien faire. Sur les départements de l’AIN, du JURA, de HAUTE-SAÔNE, les élus se prennent en charge, et font de très belles réalisations avec la participation de plusieurs financeurs, dans des programmations pluriannuelles. Dans notre secteur, il y a vraiment à désespérer !

Bien amicalement

Le Président Alain MARGUET

Mars 2016

Adieu Antoine,

Bien que le sachant souffrant, c’est avec émotion que les comités directeurs de l’Amicale et de la Mutuelle apprenaient le décès d’Antoine FAESCH survenu le 20 janvier dans une maison de retraite de la région parisienne. Né le 21 février 1927 à RIXHEIM dans le Haut-Rhin, électricien de formation, militant syndicaliste dès son plus jeune âge, il se retrouva membre du Bureau confédéral de FORCE OUVRIERE de 1969 à 1996. Antoine se consacra tout particulièrement aux régimes contractuels de la protection sociale collective ainsi qu’aux institutions de retraite et de prévoyance complémentaires. Il conduisit de nombreuses négociations avec les partenaires sociaux siégeant à l’UNEDIC et au BIT (Bureau International du Travail). Son association, avec Roger TOCHOT en 1974, fut remarquable, créant cette année-là l’Association Nationale des Frontaliers de France. Bien que viscéralement attaché à la sécurité sociale française, Antoine était suffisamment ouvert et lucide pour comprendre qu’un système d’assurance privée pouvait apporter, en souplesse et en originalité, une réponse utile aux besoins des travailleurs frontaliers. Il conduisit un combat farouche auprès des ministères concernés, afin d’obtenir la prorogation du droit d’option de l’assurance maladie. Mais en vain… Chaque année, il venait s’imprégner des difficultés frontalières se rendant dans nos bureaux avec son ami Pierre CLEMENT, administrateur. Combien de fois avons-nous pu apprécier ses qualités de cœur et d’âme et il est fort pénible de voir disparaitre un homme aussi unanimement estimé. Nous assurons la famille de toute notre sympathie.

 

Alain MARGUET Président

Décembre 2015

Chers Adhérents,

Il semble désormais que l’horlogerie suisse ait mangé son pain blanc avec les recours au chômage partiel et les suppressions d’emplois. Dans les ateliers PETIT-JEAN aux Brenets, où travaillent 207 employés spécialisés dans l’assemblage de mouvement, c’est finalement 60 personnes qui ont été licenciées. Avant les vacances horlogères, la profession avait connu des alertes par des licenciements chez : ISA, CLARET, GIRARD-PERREGAUX et ULYSSE-NARDIN, entre autres. On constate une baisse des ventes en 2015 d’environ 9% notamment en Asie : Hong-Kong (agitation politique) et Chine (ralentissement de la croissance). Le recul de celles-ci a entrainé une abondance dans les stocks (deux ans d’avance) et des difficultés chez les premiers touchés : les sous-traitants. La Suisse a exporté en 2014 : 28 millions de montres pour 22 milliards de CHF. Elle occupe 55000 emplois dont 49000 sur le massif jurassien. L’année 2016 se présente donc sous de mauvais hospice avec l’incertitude de la reprise économique mondiale et l’inconnue sur le marché des montres connectées. La fin de l’année sera difficile pour de nombreuses familles touchées par le chômage et les licenciements. L’Amicale reste plus que jamais mobilisée pour accompagner les travailleurs et les retraités frontaliers dans toutes leurs démarches, notamment auprès des services fiscaux. Je vous souhaite néanmoins, de Bonnes Fêtes de Noël et de Nouvel An, passées en famille.

ien cordialement

 

Le Président Alain Marguet

Septembre 2015

EDITORIAL

Un récent article paru dans notre quotidien régional sous la plume de Bernard PAYOT, mettait à l’honneur Mr FRATACCI, préfet de la région de Franche Comté, sur le départ. Comme disait ma grand-mère, «  le papier se laisse écrire ». Sans remettre en cause sa compétence, ni la maîtrise des dossiers nationaux, le Préfet ne laissera pas un bon souvenir aux travailleurs frontaliers, puisqu’il fût inexistant dans le dossier du maintien du droit d’option de l’assurance maladie. Engoncé dans son costume sombre, le regard fuyant, il ne tenta aucune manœuvre auprès de Bercy et de la Santé afin de mettre en exergue le rôle économique des frontaliers et la disparition de nombreuses assurances privées. Seule action notable : l’envoi des CRS à Vallorbe lors du blocage de la douane. Aux abonnés absents pour l’aménagement de la RN 57, avec toutefois, un lot de consolation avant de partir ; la pose de deux feux à Pontarlier. Piètre action pour les usagers. Le Préfet laisse les cours d’eau à leur tragique destin de mare à canards où pullulent les poissons crevés. Les grands-messes n’ont pas suffi à redonner la foi aux pêcheurs, notamment à ceux du Doubs franco-suisse. Enfin, des hauteurs du château d’ORNANS, Mr FRATACCI a fait découvrir à Manuel VALLS la splendeur des découpages cantonaux. Haut plateau d’Amancey et basse Vallée de la Loue unies par une barrière infranchissable vieille de 160 millions d’années où vivaient les dinosaures. Bienvenue donc au nouveau préfet Mr BARTOLT dont le profil peut mieux convenir aux Doubiens.

Bien amicalement.

 

Votre Président, Alain MARGUET

Juin 2015

Chers adhérents,

La conférence de presse de Mr Le Préfet de Franche-Comté tenue à Pontarlier relative à la circulation sur la RN 57 entre Pontarlier et Vallorbe, est une véritable galéjade. En effet, pour fluidifier le trafic sur cet axe important emprunté par les travailleurs frontaliers, le choix s’est porté sur la pose de deux feux intelligents au carrefour des Rosiers et sur la RD 67 à la Cluse et Mijoux, qui viendront s’ajouter à celui indéboulonnable, de la rue Montrieux. De qui se moque-t-on ! Les services routiers de l’Etat devraient s’activer dans une programmation pluriannuelle avec cette enveloppe de 12 millions d’euros, disponible actuellement. C’est ainsi que l’on pourrait réaliser immédiatement la descente des Tavins et le créneau de dépassement de la Combe. Quant au contournement de Pontarlier, il y avait 6 variantes en 2000, il n’est pas nécessaire de mettre en évidence la plus chère pour décider de ne rien faire. Sur les départements de l’AIN, du JURA, de HAUTE-SAÔNE, les élus se prennent en charge, et font de très belles réalisations avec la participation de plusieurs financeurs, dans des programmations pluriannuelles. Dans notre secteur, il y a vraiment à désespérer !

Bien amicalement

 

Le Président Alain MARGUET

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