Édito

Chers Adhérents,

A la lecture de l’EST-REPUBLICAIN du 27 janvier 2020, vous avez appris, très certainement, avec stupéfaction, que la présidente du département du Doubs, Madame Christine BOUQUIN a décidé, de maintenir le 80 km/h, sur les routes, avec l’assentiment de ses onze vice-présidents. Après avoir beaucoup consulté, celle-ci met en avant plusieurs critères qui ont motivé son choix : la diminution de 5 morts accidentés de la route entre les années 2018 et 2019, la lisibilité d’un panneautage foisonnant, des assouplissements préconisés par l’Etat trop encadrés, enfin un coût de la signalétique trop élevé, de l’ordre de 1 million d’€.

Les frontaliers sont attachés à leur voiture, qui constitue un outil professionnel au quotidien, sur un secteur géographique, à la topographie mouvementée, avec, des routes escarpées des conditions climatiques difficiles, et un trafic surchargé à l’approche des villes et des douanes. Cette nouvelle limitation venant allonger les temps de trajet déjà important, peut avoir un impact sur l’accidentologie surtout en période hivernale.

Lors de la dernière séance du conseil départemental du 17 février, j’ai interpellé vivement la présidente sur le sujet :

Vous avez choisi le statut quo. Vous avez décidé de ne rien changer. C’est la décision la plus consensuelle, la plus aisée à prendre et à justifier. Celle qui permet de renvoyer tout le monde dos à dos, plutôt que d’affronter les réalités. La baisse du nombre de tués en 2019 ne tient pas : 80 % des radars ayant été détruits. L’argument du coût de l’opération, tellement aisé à vendre, est infondé. Mais laissez-moi vous dire, malgré ce pseudo argument du prix, que ce n’est pas ce qu’attendent nos concitoyens, comme ils ont eu de multiples occasions de le dire, en particulier sur ce sujet. A croire que vous n’avez rien entendu, de ce qui se passe en France actuellement, et vous échappe. Nos concitoyens ne veulent pas que devant les difficultés, les élus tournent le dos. Ils veulent que leurs élus assument leurs responsabilités, et qu’ils les écoutent.

Et le moins que l’on puisse dire, est qu’il est, à notre portée d’agir utilement, pour un mieux au service de ceux-ci. Que l’on ne me dise pas qu’il n’y a qu’une solution : les 80 km/h, et que ceux-ci sont conformes au bien commun. Cela, c’est ce que j’appelle la langue de bois. Bien d’autres éléments interviennent en matière de sécurité, comme l’état et la qualité des infrastructures ou leur fréquentation. Mais est-il si impossible de dégager quelques critères alternatifs, et de se mettre autour d’une table et de les appliquer. J’ai proposé quelques-uns de ceux-ci, du type de lignes droites d’un à trois kilomètres. Il est encore temps de s’en saisir.

J’ajoute que si l’on faisait ce travail on pourrait en tirer quelques conséquences sur notre politique de travaux routiers. Au début du mandat de la présente majorité, j’ai proposé un grand plan routier. On ne m’a pas suivi, et on s’en est tenu à une politique au jour le jour. C’est bien dommage. On en voit maintenant les inconvénients. Mais il n’est pas trop tard pour retrouver la sagesse.

Mes chers collègues, je ne vous le cacherai pas. Vous l’avez bien senti. J’enrage sur ce dossier. Je suis convaincu que la solution que nous propose l’exécutif n’est pas digne. Je n’ai à titre personnel pas d’autre solution que de faire entendre ma voix. C’est ce qui explique le ton que j’ai employé. Si je rejette avec virulence ce qui nous est proposé, c’est que cette décision est historique, et que l’on ne pourra pas faire marche arrière.

La réponse de Mme BOUQUIN était sans appel : « Non ce n’est pas une facilité de garder la limitation à 80 km/h. J’affirme ici que nous avons été responsables ».

Bien amicalement.

 

Le président Alain MARGUET

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