Retraite: quelle est cette contribution fiscale qui pourrait coûter cher à de nombreux travailleurs frontaliers français?
En prenant leur retraite, les frontaliers ayant cotisé en Suisse peuvent toucher leur "deuxième pilier", un dispositif suisse, sous forme de capital ou de rente. Mais préférer le capital peut désormais coûter cher. Le retraité risque en effet d'entrer dans le champ d'application de la Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR).
Attention si vous avez travaillé en Suisse. Au moment de partir à la retraite, vous pouvez toucher le deuxième pilier, une épargne de prévoyance professionnelle pour la retraite appliquée dans le système suisse. Vous pouvez choisir de le percevoir en une fois, sous forme de capital, ou étalée dans le temps, sous forme de rente. Problème: en optant pour le capital, tout est versé la même année. Cette somme s'ajoute alors aux autres revenus du foyer, ce qui peut suffire à vous faire entrer dans le champ de la Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), rapporte France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
Pour rappel, la CDHR vise à assurer "une imposition minimale de 20% des plus hauts revenus", peut-on lire sur le site du gouvernement. Instaurée en 2025, elle a été reconduite pour l'imposition des revenus de 2025 et 2026. Le principe: si l'imposition cumulée du foyer est inférieure à ce seuil de 20%, la contribution vient combler l'écart. Un célibataire dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 euros peut ainsi être concerné, tout comme un couple soumis à une imposition commune dont les revenus dépassent 500 000 euros.
Une colère qui monte chez les frontaliers
"Je pense que tout le monde est vraiment surpris", a confié le président de l'Amicale des frontaliers à la chaîne régionale. "On ne considère pas le capital du deuxième pilier comme un revenu. C'est quelque chose pour lequel les employés et employeurs ont cotisé", explique-t-il. Plusieurs frontaliers récemment retraités ont déjà contacté l'association après avoir reçu leur avis d'imposition. D'autres pourraient avoir la même surprise à leur retour de vacances.
Pour éviter cette taxation supplémentaire, la rente constitue l'option la plus simple, puisque le versement est étalé dans le temps. Certains frontaliers envisagent malgré tout des solutions plus radicales, comme s'installer définitivement en Suisse. L'Amicale des frontaliers indique qu'elle peut apporter des informations aux personnes confrontées à cette situation. Elle envisage aussi des recours juridiques.
source : https://www.notretemps.com/retraite/ma-pension/retraite-quelle-est-cette-nouvelle-taxe-qui-pourrait-couter-cher-a-de-nombreux-travailleurs-frontaliers-francais-137067
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